dimanche 15 février 2015

CHRISTCHURCH 12 février

Pour notre dernier jour de vélo nous décidons de partir sans itinéraire précis ( j ai suivi +/- tout le long du voyage Cycling New Zealand ,  le guide du cycliste de Lonely Planet qui montre de jolis graphiques mais jamais  de dénivelés  - normal personne ne s'y avanturerait! -  et les conseils avisés de Kim et Leila) Patrice en a par dessus les oreilles des itinéraires balisés. Bien nous en pris: après avoir visé le bord de mer à Sumner , nous essayons de grimper sur les collines dominant la ville il y a bien une route qui s s'appelle Summit Road mais comment la rejoindre , car presque toutes les routes de falaises sont fermées , les machines de chantier à l'oeuvre . La route côtière est  sécurisée par des containers de port. Après quelques tentatives nous trouvons la  voie:
Ewan's Pass 6 km . Nous y croisons un bus londonien sic et nous continuons ce splendide chemin de crête qui nous fait surplomber toute la ville d 'est en ouest . La route est encore interdite aux véhicules par tronçons mais ouverte aux vélos et piétons.  C'est pour nous ! Cela fait seulement 1 ou 2 semaines qu'elle est ouverte à nouveau.  Les collines sont dorées / grillées par la soleil . On dirait la Californie,  le Mt Diablo. La descente se fait via Port' s Hills , une magnifique forêt aux portes de la ville   10km de descente non stop . Quel pied! 
Reste à trouver une solution pour le 2 ème vélo . On oublie l'envoi par la poste ( cher et compliqué avec les douanes ) , un gars fraîchement débarqué avait pris nos coordonnées devant le  Visitor's Centre la  veille , intéressé par le concept Cycling New Zealand , mais la nuit portant conseil , décide d'utiliser les transports publics. Impossible pour Patrice de rentrer avec 2 vélos,  difficile pour moi de la prendre en Australie , on tente les marchands de vélo, qui ne sont que des marchands de vélo , ne font pas de deuxième main et nous regardent d'un air condescendant .
Finalement en passant sur  un pont , nous dépassons 2 jeunes à vélo , dont l'un est tout rouillé, une caisse en bois arrimée sur le  porte bagage. Patrice lui propose son vélo ( enfin , je traduis) , le jeune  n'en revient pas , nous demande  d' où on vient,  une poignée de main , c'est réglé,   il y a des gestes qui valent plus que des mots. Le jeune aura une sacrée anecdote à raconter à ses copains ce soir !

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